J'ai (encore) changé de contraception

18:00


Il y'a environ trois ans et demi, je te parlais de mon changement de contraception et des raisons qui m'avaient poussée à en changer. A l'époque, je ne voulais plus entendre parler d'hormones et j'étais donc de nouveau sur des cycles naturels grâce au DIU au cuivre. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, j'ai désormais un stérilet hormonal. Alors pourquoi ? Quand ? Comment ? Je t'expliques les raisons qui ont motivé ce changement dans cet article.

Si tu as déjà eu un stérilet au cuivre, tu n'es pas sans savoir qu'il rend tes règles plus abondantes, plus longues et surtout plus douloureuses. Et c'est ce combo des trois qui a fait que j'ai dû repasser aux hormones alors que je pensais en avoir fini. Fin août, mes menstruations arrivent, accompagnées comme d'habitude de douleurs si bien que j'ai dû annuler la soirée que j'avais de prévue ce jour là. Je passe ma soirée allongée, bouillotte sur le bas du ventre et anti-douleurs à proximité. J'arrive à me soulager et passe une nuit relativement calme. Mais le dimanche matin, je me réveille et m'allonge dans le canapé, pliée en deux de douleur.  Une douleur telle que j'ai des nausées, que je suis incapable de bouger et que je ne fais que pleurer. Chance pour moi, mon chéri était là. Il me demande une première fois si je vais bien mais je n'arrive pas à lui répondre. Finalement je l'appelle et lui donne mon portable pour qu'il passe un coup de téléphone aux urgences gynécologiques. Sachant que je ne peux me déplacer, ma seule solution est de contacter le SAMU, mais je préfère être allongée à la maison que de devoir patienter assise dans une salle d'attente. Mon amoureux s'allonge près de moi et arrive à me calmer. Une copine vient me déposer des anti-douleurs. Mon taux d'hormones était au plafond ce jour là parce que j'ai pleuré et été triste presque toute la journée sans aucune raison. Je n'ai mangé que vers 16h30 quand mon amoureux à commandé. Ce jour là j'ai décidé de trouver une solution et j'ai pris un rendez-vous avec une sage-femme.

Le lendemain, je me suis donc rendue à mon rendez-vous. Je suis accueillie par une adorable sage-femme. Je lui explique tout ce qui s'est passé pour moi, que je suis fatiguée et que j'aimerai savoir si il existe une solution pour soulager mes douleurs. Je devais prendre beaucoup d'antalgiques, mais aussi un traitement pré-menstruation pour atténuer mes douleurs mammaires. Comme je m'y attends, la sage-femme m'annonce qu'il n'y'a pas de moyen de me soulager, si ce n'est en changeant de contraception. Elle m'a prescrit des antalgiques et également un stérilet hormonal dans le cas où je changerais d'avis. Et ma décision ne s'est pas fait attendre puisque je suis allée chercher mon stérilet le mardi pour une pose le jeudi.




Rendez-vous à donc été pris 48h plus tard, je m'y rend après avoir pris les comprimés prescrits par la sage-femme, non sans stress. La pose à naturellement été douloureuse et ne s'est pas passée comme prévu. Je fais partie de ces personnes qui détestent les consultations gynécologiques et qui ont des réflexes de protection, ce qui fait que la sage-femme à eu peur qu'il soit mal placé. Je suis donc sortie de ma consultation avec une ordonnance pour une échographie pelvienne. 

Niveau douleur et saignements je n'étais pas au bout de mes surprises puisqu'ils ont persisté pendant cinq semaines. Ce fut long, très long et je n'ai pas été faire mon écho alors que j'aurai dû.

Un soir, j'ai remarqué une douleur différente de d'habitude et localisée sur la droite. Inquiète, j'ai appelé ma maman, une copine et prévenu mon chéri, en déplacement à ce moment là. J'appelle aussi le SAMU, qui après que j'ai tout expliqué me confirme que les douleurs que je ressens ne sont pas normales et je fini donc par être emmenée aux urgences par une de mes amies. Je suis reçue rapidement en consultation, mon dossier est rempli puis j'ai le droit à une prise de sang. L'interne me fait également deux échographies durant lesquelles j'apprends que mon stérilet est heureusement bien positionné, mais que j'avais un kyste sur l'ovaire droit. J'ai légèrement paniqué mais j'ai tout de suite été rassurée car il s'agissait d'un kyste fonctionnel, donc bénin qui devrait se résorber tout seul étant donné que mes ovaires allaient être mis au repos grâce aux hormones délivrées par le DIU hormonal. Le seul gros risque que j'encourais était une torsion de l'ovaire. L'interne m'a prescrit trois antalgiques différents. Il fallait juste que je surveille mes douleurs, que j'essaye de les faire passer mais que si ce n'était pas le cas et que la douleur s'intensifiait, il fallait que j'appelle rapidement le SAMU afin d'être conduite à l'hôpital. Heureusement pour moi, à l'heure où j'écris cet article, mes douleurs ne sont plus qu'un mauvais souvenir et je n'ai pas eu besoin de retourner aux urgences.

Mon bilan après presque deux mois de DIU hormonal est pour le moment positif. Je n'ai plus de menstruations et donc plus de douleurs liées à cela. Cependant, j'ai tendance à avoir quelques petits boutons qui se pointent de temps à autre, et à manger un peu plus. J'essaye de faire au mieux pour ne pas céder à ces fringales, rien d'insurmontable. Je ne regrette absolument pas mon choix d'avoir changé de contraception et j'en connais un qui est je pense soulagé de ne plus me voir me tordre de douleur tous les mois.


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